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FIFA, les autorités américaines enquêtent sur le rôle des banques

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Les services du procureur fédéral de Brooklyn, à New York, et le régulateur des services financiers de New York (DFS) veulent savoir si des grandes banques n'ont pas failli dans leurs procédures de contrôle des flux d'argent transitant entre les comptes suspects liés à l’affaire de corruption à la Fifa. Elles s'interrogent aussi sur la conformité aux lois américaines anti-blanchiment des transactions effectuées par certains de ces établissements pour le compte de responsables de l'instance internationale du football.

Les services du procureur de Brooklyn ont adressé des demandes d'informations à HSBC Holdings et à Standard Chartered notamment. «Nous continuons à examiner les allégations portant sur les inculpations contre certains responsables de la Fifa et d'autres pour nous assurer que nos services n'ont pas été utilisés à mauvais escient pour perpétrer des crimes financiers», a réagi Rob Sherman, porte-parole de HSBC. Le DFS a pour sa part adressé des requêtes à plus de six grandes banques dont les britanniques Barclays et Standard Chartered, l'helvète Credit Suisse ou encore l'israélienne Bank Hapoalim.

Les autorités américaines veulent comprendre pourquoi les dispositifs d'alerte internes n'ont pas fonctionné. Dans le cadre de la loi américaine sur le blanchiment d'argent, les banques sont obligées de renforcer leur surveillance et d'avertir les autorités régulièrement sur les transferts d'argent liquideeffectués par les non-Américains, en l'occurrence les personnes jugées «sensibles».

Le but est d'éviter des failles pouvant permettre à des trafiquants de drogue et à des terroristes de blanchir de l'argent sale. L'intransigeance des autorités américaines a ainsi poussé les banques JPMorgan Chase et HSBC à fermer les comptes bancaires de diplomates ainsi que d'ex et actuels hauts dirigeants non-américains considérés comme «politiquement sensibles» par les Etats-Unis.

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