Excite

J’ai testé pour vous le surf en Bretagne

Jusqu’ici, si j’avais toujours rêvé d’apprendre à surfer, c’était en imaginant la côte basque: Biarritz, Lacanau Beach ou Hossegor, leurs plages immenses et bien sûr leurs moniteurs bronzés... Spots français incontestés de la discipline, ils accueillent chaque année des étapes de championnats internationaux et des curieux désireux de découvrir le sport. Mais depuis peu, elle voit son hégémonie s’effriter. Personne ne l’avait vue venir, mais la pluvieuse Bretagne vient d’entrer la course au tourisme du surf. Affaiblie par ses marées noires et sa météo, il semblerait qu’elle ait, elle aussi, décidée de mettre à profit ses plages désertes à l’eau turquoise directement exposées à la houle de l’océan Atlantique. Intriguée, je suis allée dompter les vagues bretonnes…

Premier jour

Presqu’île de Crozon, Finistère Ouest, un lundi du mois d’août. Il fait gris et froid, j’ai mis deux pulls pour éviter de grelotter, c’est mon premier jour de surf. Dans le hangar de l’école dans laquelle je vais prendre une semaine de cours, j’observe ceux qui participeront au stage avec moi: on est sept, je suis la seule adulte. Tout va bien. Une combinaison dans les bras, on embarque dans le camion direction la plage de Goulien, 'parfaite pour débuter' parait-il. Je prie le Dieu soleil mais rien n’y fait. En arrivant, j’ai l’impression qu’il fait quasiment nuit (il est 10h du matin). Et comme ils n’aiment pas la solitude, les nuages sont venus avec leur copain le vent, très en forme en ce début de semaine. Je suis visiblement la seule que ça perturbe puisque tout le monde enfile gentiment sa combinaison. Très bien.

Debout?

Quelques contorsions plus tard (c’est super serré une combi, un slim, à côté, c’est de la rigolade), j’attrape une planche. 'C’est vachement lourd! Elle est pas un peu grande? Euh… J’ai l’impression que mon bras est trop court pour la porter…' En plus, avec les rafales, je vais me transformer en cerf-volant avant d’atteindre l’eau. De la volonté ma fille! Sur la plage, Alex, le moniteur, nous explique les consignes de sécurité. 'Tournez-vous vers la mer et regardez les vagues. Elles sont assez grosses et le courant semble plutôt fort, il faudra être prudent et rester avec de l’eau au niveau de la taille.' Assez grosses? J’aurai personnellement employé le mot 'énorme', mais tout est relatif. Je me jette à l’eau. Une heure plus tard, alors que tous les autres ont réussi à se mettre debout, j’essaye toujours de poser un pied la planche. Quoi? Mais oui elle glisse. Trop en arrière? Moi? Ok, j’avance… et plonge tête la première. J’adore…

Finalement…

Quand Alex lève ses deux bras – comprendre 'on prend une dernière vague et on revient sur la plage' - je suis presque soulagée. Il fait toujours aussi froid, je suis crevée et la seule à ne pas avoir réussi, est-ce que je me suis amusée? Euh… je vais me changer, on en parle après.

Le lendemain, la deuxième vague est la bonne. Elle m’entraîne, je m’appuie sur les mains, un pied, puis l’autre, le regard au loin, les bras tendus pour équilibrer, et… miracle, je surfe! Le déclic a eu lieu. Le reste de la semaine sera idéal. D’autant que le soleil, visiblement impressionné par ma prestation, a enfin décidé de se montrer. Il ne nous quitte plus. En cinq jours, j’arrive à me lever sans problème et je commence même à tourner. Moi qui en rêvait, vivement mes prochaines vacances.

Prix du stage: 130 euros pour 2h30 par jour du lundi au vendredi.

Photo: Flickr

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017