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Jeannie Longo s’insurge contre les contrôles antidopage trop intrusifs

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Jeannie Longo, arguant d'une "intrusion injustifiée dans sa vie privée et familiale", a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour contester les obligations de localisation imposées dans le cadre de la lutte antidopage. La cycliste française, âgée de 55 ans et toujours en activité, a déposé cette plainte après avoir été déboutée, fin 2013, par le Conseil d'Etat qu'elle avait saisi pour "traitement inhumain et dégradant".

Dans cette plainte déposée conjointement avec son époux et entraîneur Patrice Ciprelli et dirigée contre la France, Jeannie Longo soutient "que les contrôles inopinés ont souvent lieu au domicile de l'athlète, et que fournir son lieu de vie comme lieu de géolocalisation n'équivaut pas au consentement du contrôle antidopage dans son lieu d'habitation", peut-on lire dans l'exposé des faits.

La CEDH doit désormais déterminer si "l'obligation de localisation de la requérante en vue de la réalisation de contrôles inopinés prévu par l'article L. 232-15 du code du sport, porte atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale" et si une telle "ingérence est nécessaire dans une société démocratique" dans le cadre de la lutte antidopage.

Le gouvernement français, qui a inscrit l'obligation de localisation dans sa loi, devrait remettre ses observations à la CEDH dans le courant du mois prochain, selon Bruno Genevois, président de l'Agence Française de lutte contre le dopage (AFLD). Jeannie Longo fait partie du groupe cible de l'AFLD, comprenant les sportifs de haut niveau soumis aux obligations de localisation, sans discontinuer depuis 2008.

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