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La mode est aux prêts payants depuis l’introduction du fair-play financier

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Les clubs professionnels de foot peuvent recourir au prêt payant pour différentes raisons. Le cas le plus évident est celui du PSG, qui a trouvé par ce biais le moyen de contourner les contraintes du fair-play financier.

La manœuvre a fonctionné avec le défenseur Serge Aurier, prêté par Toulouse avec option d'achat obligatoire de 10 millions d'euros payable l'été prochain, renvoyant ainsi l'essentiel du paiement à un horizon dégagé des foudres de l'UEFA.

Le même système a été utilisé avec succès pour Radamel Falcao, qui a pris la direction de Manchester United. Le club anglais devrait verser 10 millions d'euros à Monaco pour le prêt d'un an de l'attaquant colombien, puis 55 millions d'euros à compter de 2015, probablement échelonnés sur ses années de contrat. Différence : il ne semble pas à ce stade que l'option d'achat ait un caractère obligatoire, ce qui laisserait une porte de sortie au club anglais. La méthode du prêt payant a surtout l'immense intérêt pour la majorité des clubs qui y ont recours d'enrôler des joueurs qu'ils n'ont pas les moyens de se payer dans l'immédiat.

Selon Raffaele Poli de l'Observatoire du football de Neuchâtel : «Les clubs manquent de liquidités et cherchent à étaler l'achat des joueurs sur plusieurs saisons. Le prêt payant devient une stratégie financière pour préserver les bilans, éviter les recapitalisations. C'est une pratique qui se répand notamment en Italie». Le même spécialiste conclut sur une note amère mais réaliste : «C'est une fuite en avant. Si vous vous engagez à acheter, vous êtes bien obligé de depenser l'argent à un moment ou à un autre».

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