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La police arrête des supporters du PSG

L’enquête a été menée à toute vitesse. Depuis le lundi suivant la finale de la Coupe de la Ligue et le déploiement de la « banderole de la honte », les policiers en charge de l’affaire ont procédé aux fouilles du Stade de France, visionné la totalité des enregistrements des caméras de surveillance et interrogé tous les témoins présents sur place.

Une entreprise qui n’a pas tardé à porter ses fruits. Dès vendredi, trois personnes ont été mises en examen pour « provocation à la haine ou à la violence lors d’une manifestation sportive » et laissées en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de stade. Parmi les trois arrêtés, deux ont 20 ans et n’appartiennent à aucun groupe des supporters du PSG. Le troisième, âgé de 28 ans, a reconnu faire partie du bureau du groupe des « Boulogne Boys ». Ces derniers sont en très mauvaise position. Car une perquisition menée dans leurs locaux, en plein cœur du Parc des Princes, a révélé des traces de peinture qui laissent à penser que la banderole anti-ch’tis a été confectionné là.

Cette découverte des enquêteurs pourrait bien accélérer le processus de dissolution de tous les groupes de supporters parisiens. Dans cette optique, la Ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a saisi la commission nationale consultative pour la prévention de la violence dans les enceintes sportives.

En attendant, les policiers qui enquêtent sur la banderole ont acquis la certitude que cette dernière été composée de 11 morceaux de 5 mètres. Chacun des morceaux étant à la charge d’un supporter. Outre les trois déjà mis en examen, huit autres restent encore à identifier.

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