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Les footballeurs s’expriment sur la balade d'avant-match

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C'est une image classique. En survêtement, joueurs et membres du staff se baladent en ville ou, très souvent, dans un parc, avant chaque match à l'extérieur tels Paris et Monaco récemment lors de leurs rencontres disputées à Londres. Parfois diffusés par les chaînes d'informations en continu, ces moments de la vie d'une équipe peuvent paraître sans grand intérêt, ou simplement l'occasion de signer des autographes et d'être pris en photo. Mais ils s'avèrent parfois utiles.

Tout d’abord, il s’agit de réveiller les organismes. La balade «sert à s’aérer l’esprit», explique l'ancien gardien Grégory Coupet, qui poursuit «ça fait du bien, ça permet de sortir de l’hôtel. Comme la journée est longue, ça casse la routine un jour de match. J’ai été sportif de haut niveau pour bouger un peu, donc je préférais être dehors que rester dans ma chambre d’hôtel».

Ensuite, la balade d’avant-match permet de discuter avec les collègues. Ainsi, lorsque les Parisiens se sont promenés à proximité de leur lieu de résidence londonien avant leur exploit contre Chelsea, ils ont beaucoup discuté entre eux. Reste néanmoins ceux qui passent la balade les yeux rivés sur leur smartphone. «Il y a des coaches qui interdisent les portables. C’est sûr que si on va marcher et que tout le monde à son téléphone, ça devient inutile», reconnaît Benoit Pedretti, joueur de l’AC Ajaccio.

La promenade d’avant-match est souvent l’occasion de découvrir de nouvelles villes. Ainsi pour Grégory Coupet : «Visiter Moscou, c’était fantastique. C’était une vraie balade, puisqu’on était allés sur la Place Rouge. On m’avait également dit qu’il fallait absolument voir le métro, donc je suis allé y faire un tour avec ma famille, qui était venue sur place». Benoit Pedretti se souvient quant à lui d’une promenade à Amsterdam, lorsqu’il évoluait à Auxerre (2006-2011) : «On est passé devant des magasins qui nous ont fait rire. C’est des conneries, mais on avait bien rigolé devant une boutique qui vendait du cannabis et différents produits dérivés, comme des sucettes, des chewing-gums. Il y avait de tout au cannabis. C’était marrant, ça permettait de découvrir la culture locale».

Pour conclure, y-a-t-il une bonne et une mauvaise balade? Parfois ce n’est pas l’extase. «Il arrive que nos hôtels se trouvent dans des zones industrielles. Donc faire le tour d’une zone comme ça, ce n’est pas forcément apprécié», admet Benoit Pedretti qui se souvient également, ayant débuté sa carrière pro avec Sochaux, d’une «balade derrière le musée Peugeot, à deux minutes du stade Bonal. Rien de bien sympa. Mais, comme c’était ma première, ça reste un bon souvenir».

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