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Ouverture à Lyon du procès de Régis de Camaret pour viols sur mineures

Cette figure du tennis français, qui a notamment entraîné l’ex-numéro 3 mondiale Nathalie Tauziat, encourt 20 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le 23 novembre. En 2009, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait prononcé un non-lieu dans ce dossier, invalidé par la Cour de cassation en 2011. La cour d’appel de Lyon renvoyait alors Régis de Camaret devant les assises pour «viols» et «tentatives de viols» sur mineures de moins de 15 ans par personne ayant autorité.

Le livre «Service volé» d’Isabelle Demongeot avait contribué à médiatiser l’affaire et à délier les langues, mais les faits de viols relatés entre 1980 et 1989 étaient malheureusement prescrits. Toutefois, les déclarations de l’ancienne n°2 française ont conduit une vingtaine d’anciennes joueuses à dénoncer elles aussi des viols et agressions sexuelles, commis principalement dans les années 1980.

Seulement deux d’entre elles, aujourd’hui âgées de 36 ans, ont porté des accusations non prescrites, remontant à 1989-1991, et seront parties civiles à Lyon. Elles pourront néanmoins s’appuyer sur les déclarations des autres victimes présumées, citées comme témoins. Des auditions d’autant plus décisives que les accusations des parties civiles n’ont pu être recoupées par aucun élément matériel.

De son côté, l’accusé «conteste les faits et réserve ses explications à la cour d’assises», selon l’un de ses avocats, Me Emmanuel Daoud. Devant les enquêteurs, il avait seulement reconnu une «aventure» avec Isabelle Demongeot et évoqué un «environnement féminin propice à certains flirts». Lors de l’enquête, les anciennes élèves de Régis de Camaret avaient évoqué un «gourou» aux «mains baladeuses», exerçant une «emprise terrible» sur ses jeunes joueuses, et clamant son plaisir d’être «le loup dans la bergerie».

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